7 leçons que j’ai apprises vite fait sur l’entrepreneuriat en 2019

Temps de lecture : 6 minutes

Ça y est, ça fait maintenant un an. Un an que j’entreprends sans filet de sécurité.

Oui, oui.

Avant, ça ne compte pas. Même si ça fait 6 ans que je suis indépendant. À la base, ça a commencé par le fait que je ne trouvais pas de travail. La chance avec l’entrepreneuriat ? On ne te demande pas de CV. On te demande juste des résultats.

Alors, aux oubliettes mon magnifique master en management international, qui, soit disant, aller m’ouvrir des portes.

Mais bon, malgré ce pedigree, à vrai dire, cela fait véritablement un an que je me considère comme entrepreneur. Vraiment.

En effet, mes précédentes expériences étaient surtout des « projet à coté ». On dit « Side Project » sans la startup nation.

Et mon premier « à coté », c’était du recrutement à la base. Je mettais en relation des développeurs en 2013 avec des boîtes en touchant une com’. Ça mettait de l’eau de les épinards surtout à cette période où mon loyer représentait la moitié de mon revenu. La vie parisienne, toi-même tu sais.

Bref.

Aujourd’hui, je fête mon premier anniversaire en tant qu’entrepreneur sans filet et, j’ai une confession à te faire :

J’ai davantage appris de l’entrepreneuriat en un an qu’en 5 en side project.

Alors, aujourd’hui, j’ai te prépare aux 7 leçons apprises vite fait de l’entrepreneuriat en 2020.

1. Ça ne se passe jamais comme dans ta tête.

Il faut savoir une chose :

La plupart des personnes qui démarrent une activité indépendante sont biaisées par l’optimisme.

En effet, sans ce biais d’optimisme, tu ne ferais probablement rien. Et, je ne te parle pas seulement d’entrepreneuriat. Par exemple, les relations amoureuses : en dépit du fait que ça puisse finir en rupture ou divorce, au début, t’es optimiste. Sinon, à quoi bon démarrer une relation ?

Du coup, ce biais n’épargne personne. Pas même moi.

Cela s’exprime notamment sur l’estimation du temps nécessaire à mener tes projets, à sous-estimer les clients défaillants qui te doivent 15000 euros (Histoire Vraie).

Bref, retiens bien : tu as tendance à plutôt t’attendre à des événements positifs qu’à des événements négatifs et …c’est génial !

Car cela teste ta capacité de survie.


2. Ton intelligence se mesure à ta capacité à survivre.

Oublie les QI, les tests de mémoire ou autre … Le meilleur test d’intelligence qui soit, c’est ta survie.

D’ailleurs, c’est ainsi que fonctionne la sélection naturelle : seules les espèces les plus intelligentes survivent.

Du coup, si tu places Socrate dans la préhistoire, pas certain qu’il philosophe longtemps le bougre.

En cela, c’est parce que notre environnement valorise le savoir, qu’il est une arme. Sinon, t’es dans le boudin.

Où je veux en venir avec ça ? À une idée très simple :

Si tu survis, t’es intelligent. Si tu ne survis pas bah … t’es mort.

Mais bon, dans l’entrepreneuriat, la mort n’est pas mortel 🙂

3. La mort n’est pas mortel dans l’entrepreneuriat.

En vrai, la peur se déclenche avec un danger. Nécessairement un danger de mort immédiate. Sinon, tu n’as pas de peur.

La preuve ? les cigarettes. Si les gens avaient réellement conscience du danger de mort, ils écraseraient, sur l’instant, leur mégot avec leurs doigts.

Maintenant, ce que la plupart des gens expérimentent avec l’entrepreneuriat quand il s’agit de se langer, ce n’est pas de la peur. C’est une angoisse.

En effet …

... une angoisse, c’est une peur sans danger.

Alors, ça ressemble à de la peur, ça a le goût de la peur mais, ça ne fait pas peur en vrai.

Normal, déjà puisqu’il n’y a aucun danger de mort immédiate. Mieux, il n’y aucun danger de mort tout court.

En réalité, que risques-tu à entreprendre ?

Finir SDF ?

Pas tellement.

La pire chose qui puisse t’arriver c’est de te retrouver à nouveau salarié.

Et ça, avoue ! ce n’est pas la joie mais, ce n’est pas mort non plus 🙂


4. L’entrepreneuriat est un sport. Un sport de haut niveau.

Tous les jours, tu dois te mettre à l’ouvrage et ça, sans jamais perdre de ton enthousiasme ou de ta confiance. Le jour où ça t’arrive, t’es foutu.e

Alors, tu dois vivre dans un champ de distorsion de la réalité. Un champ nécessaire qui tient à une chose :

La force de ta foi en ta réussite.

Oui, il n’y a rien de rationnel là-dedans. C’est une croyance à laquelle tu t’astreins chaque jour comme un champion d’athlétisme.

Chaque matin, tu vas te lever avec ta routine pour t’entraîner, progresser et avoir de petites victoires. Ce, jusqu’à ce que tu te présentes en compétition pour prendre le sommet du podium.

Seulement, y a une différence avec un entrepreneur : ce dernier n’a pas de ligne d’arrivée. La compétition c’est toute l’année et donc, tu peux gagner à n’importe quel moment.

5. Tout travail ne mérite pas un salaire pour un entrepreneur.

C’est une injustice cruelle mais réelle.

En tant qu’entrepreneur, j’ai parfois bossé comme un malade, à en suer du sang sur des formations qui … ne m’ont généré aucun revenu.

Alors que, si j’avais été salarié lambda d’une boîte, j’aurais au moins eu un salaire. D’ailleurs, même si je ne fais pas grand chose, j’aurais eu un salaire. Oui, là, je suis taquin :p

L’entrepreneuriat est donc un sport de résultat.

Je peux produire autant de services, contenus, produits …que je veux. Mon seul indicateur de performance et donc, de productivité, c’est si ça me génère du revenu ou pas et, donc un salaire. Et parfois, le travail ne paye pas.


6. L’effort n’est pas la performance.

Admettons que tu fasses, allez, 1000 euros de revenus par mois à plein temps. Maintenant, si tu veux faire 10000 euros, la logique mathématique voudrait que tu travailles 10 fois plus, non ?

Pourtant, c’est impossible : t’es déjà à temps plein.

Alors, qu’est ce qui fait que certains génèrent des revenus 10 fois plus élevés que toi bien que tu disposes du même temps ?

En effet, que tu sois Barack Obama ou Emmanuelle la boulangère, les journées font 24H pour tout le monde.

Alors, comment ?

Déjà, y a aucun secret. Quand je te dis ça, je pense aux méthodes incongrues comme le « Miracle Morning » ou autre. Car, même si elles sont efficaces, elles ne seront jamais efficace au point de multiplier ta performance par 10.

Du coup, le secret est ailleurs.

En réalité, tu ne résous pas un problème de productivité en travaillant davantage ou plus vite mais, en travaillant davantage sur les bonnes choses.

Sinon, c’est comme courir plus vite MAIS dans la mauvaise direction.

En effet, la priorité n’est pas la vitesse ou la quantité mais d’être dans la bonne direction. Du moins, d’avoir l’indice que l’on soit dans la bonne direction. Ensuite, seulement, tu peux accélérer. Sinon, le risque est de tomber systématiquement dans la trappe à épuisement.

Par exemple, une amie recruteuse a rejoint un incubateur de startups en croissance. Qui dit croissance, dit recrutement. Puisqu’elle croise des CEO à chaque repas, c’est une excellente occasion de vendre, non ?

Alors, elle a travaillé son réseau là-bas et, désormais elle fait un CA à 6 chiffres 🙂

7. Tu obtiens ce que tu demandes. Pas ce que tu mérites.

Comme toi, certainement, j’ai très longtemps cru au mérite.

Je voyais celui-ci comme une force invisible qui récompenserait en silence mon travail et mon investissement. Ma croyance a changé :

Il n’y a pas de mérite.

Juste ce que tu demandes.

En effet, c’est fou l’écart , souvent, qu’il y a entre ce que tu penses mériter et, ce qu’on te donne.

Après, normal, nul ne cohabite avec toi dans ton esprit. Nul ne vit à ta place l’intensité du travail, de l’investissement et des sacrifices que tu prends. Nul ne peut même en approcher l’idée. Il ne faut attendre de personne qu’il voit et donne, à ta place, ce que tu mérites.

Donc, il faut le demander.

Et, si tu cherches sans succès depuis un moment un moyen de le faire, essaie ce truc :

Demande avec le moins de mots possible.

Cet enseignement, je le dois au mode survie, en vrai.

En effet, avant, je rechignais à demander qu’on me paye pour mes conseils et puis, arrive le jour où il n’y a plus de lasagnes dans le frigo. Du coup, là où auparavant, je me faisais pipi dessus à demander un chèque, c’était limite, à présent, si je ne finissais pas par le signer moi-même à la place de mes clients.

Bref, tu sais.

Tu n’as pas ce que tu mérites. Tu as ce que tu demandes.


Voilà donc 7 leçons apprises vite fait sur l’entrepreneuriat.

Ça t’a plu ?

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Ça peut me chauffer par t’en laisser 7 nouvelles bientôt ^^

2 thoughts on “7 leçons que j’ai apprises vite fait sur l’entrepreneuriat en 2019

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