Qu’est-ce qu’un solo-entrepreneur ?

Temps de lecture : 3 minutes

Bon, solo-entrepreneur, ça te parle ?

Non.

Pourtant, tout est dans le nom j’ai envie de dire : t’es entrepreneur et t’es solo.

La base 🙂

Seulement, ce serait trop simpliste comme définition.

En réalité, un solo-entrepreneur, au-delà d’être seul, se distingue par sa structure capitalistique. En effet, leur business est intimement lié à leur personne. Il n’y a aucune distance entre eux et leur activité. Ils investissent leurs propres deniers et, ne feront donc jamais de levée de fond.

C’est là, la grande distinction entre solo-entrepreneur et startupper par exemple.

Mais, même là, tracer une ligne entre solo-entrepreneur et startupper n’est pas suffisant.

L’étiquette de solo-entrepreneur est une mosaïque de nuances.

En effet, titrer de « solo-entrepreneur », quiconque seul, entrepreneur et avec une relation intime avec son business, c’est nier la diversité de ceux-ci.

Il n’y a pas un solo-entrepreneur, il y a des solo-entrepreneurs.

Il n’y a pas un solo-entrepreneuriat, il y a des solo-entrepreneuriats.

En l’occurence, sans porter un exercice exhaustif, je peux déjà en distinguer deux.

Il y a ceux qui aiment ce qu’ils font.

Et, y a les opportunistes.

Oui, certains, parmi les solo-entrepreneurs, détestent leur activité mais, elle génère du revenu et, ça leur suffit. Notamment, car il s’agit de revenu automatique.

Un peu de contexte, depuis Tim Ferris, et son bouquin à succès « La semaine de 4 heures », beaucoup sont tombés dans la promesse où tu vends un produit qui se vend tout seul par la magie d’internet.

Ce peut être des formations en ligne ou des boutiques de dropshipping par exemple.

Je prends à témoin le nombre incessant de formateurs sur le sujet comme Le Marketeur Français, Marketing Mania, Antoine BM … et j’en passe.

Tous passent par la promesse : devenir riche avec des revenus automatiques sans effort.

Et pour ça, pas besoin d’aimer ce que tu fais.

Tu peux très bien vendre des tapis de Yoga sans pratiquer la discipline par exemple. Il y a donc une opportunité et, tu la saisis sans passion tant qu’elle rapporte. On les appelle aussi les entrepreneurs coconuts. Ils passent le plus clair de leur temps à se mettre en scène dans de jolies photos sur des transat dans un pays lointain, mais à bas coût.

Je suis mesquin là ou bien, je suis jaloux ^^

En vrai, leur intention est de minimiser le temps que tu passes sur ton business pour te consacrer à d’autres choses comme voyager, chiller ou, juste ne rien faire.

Par ailleurs, avec tout ce que ça suggère d’automatique, les solo-entrepreneurs par opportunité n’aiment pas partager leur temps avec leurs clients.

Contrairement aux …

… solo-entrepreneurs par la passion.

Ceux-là se distinguent des précédents en un point : ils adorent ce qu’ils font.

Ils ne cherchent pas à réduire leur temps de travail. Au contraire, ils veulent l’augmenter.

Enfin… à une exception près : ils ne veulent pas non plus passer leur temps à faire l’administratif, la compta voire à la prospection et la vente.

Mieux, s’ils peuvent confier ça à des tiers pour rester laser-focus sur leur coeur de métier, ils en sont plus heureux.

Prends un développeur ou un recruteur freelance, ils sont exactement dans cette situation.

Tu vois la différence ?

D’ailleurs, au final, tu te rends compte d’une chose.

Entre les entrepreneurs par opportunité et ceux par passion, la distinction peut se mettre également sur le fait vouloir vendre son temps ou pas.

Bref.

T’as compris ?

Toi, t’es quel genre de solo-entrepreneur ?

Par opportunité ou par passion ?

Raconte 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *