Appreneuriat #1. La mononucléose de l’entrepreneur.

Temps de lecture : 7 minutes

Chaque jour, j’apprends.

Mais, parfois, j’ignore ce que j’ai appris jusqu’à ce moment cristal où je m’asseois pour te le raconter.

Donc, là, je veux te montrer tout ce que j’ai appris en un mois résumé en un article de 7 min. Tout ça, dans l’entrepreneuriat.

Oui car, dans le titre, t’as vu NinaMo sans te poser la question de savoir c’est quoi nécessairement ?

Un festival de musique électro ?
Un fast-eat bio pour jeunes péri-urbains ?

Rien de tout ça.

NinaMo est une entreprise.

Une entreprise crée par Nina Ramen et Mohamed Achahbar, un certain 15 janvier 2020.

Bon, déjà, le nom de la boîte n’est pas un trésor d’imagination.

T’as Nina, T’as Mo’ et paf, ça fait NinaMo.

Simple. Frais. Courtois.

Perso, je kiffe ce nom.

Toujours mieux que s’appeler « Pomme », « Patate Douce » ou « Société Générale »

Sérieux, qui pourrait bien s’appeler « Société Générale » ?

Genre, t’es une « société » et, t’es « générale ».

Bravo les gens du marketing !

Bref.

NinaMo donc.

Et, qu’est ce qu’on fait à NinaMo à part se trouver un nom de boîte ?

C’est toute une histoire alors, laisse-moi te la raconter sereinement : pose-toi, prends un cookie, un thé au miel et …Allons-y !

1. L’action est le remède

Le 51.

Oui, tout débuta au 51.

Alors, si t’as des tendances du sud, camping ou alcoolique, le 51 est pour toi une boisson alcoolisée à l’anis. Si t’es NinaMo, 51, c’est le nom du restaurant où tout commença.

Y avait Nina.

Y avait Mohamed. C’est à dire, MOI, l’auteur. Je le précise car, ça fait bizarre de parler de moi à la troisième personne ^^

Tu vois, Nina et moi, on se connait depuis maintenant 3 printemps. Ça a commencé par une vidéo sur la Génération Y et, pour le reste, je laisse les détails à mon biographe.

Dans l’essentiel, retiens que plus les années passaient et, plus nos liens se resserraient. En effet, nous étions en connexion Bluetooth tout le temps. Autrement dit, nos visions du business, de l’entrepreneuriat, de l’impact que nous voulions avoir étaient alignées comme les étoiles d’Uranus.

À vrai dire, je ne sais pas si Uranus a des étoiles. Mais j’aime bien cette image 🙂

Donc, il ne fallait pas gâcher. Il ne fallait pas gâcher tout ce potentiel et… ça tombe bien !

L’univers conspirait pour nous.

En effet, Nina, dans un side-project, quelques semaines auparavant, avait commencé à faire du coaching commercial et marketing à son coach sportif. Oui, tu as bien lu : tout le monde est coach dans cette histoire.

De mon coté, cela fait un moment que j’accompagnais dans le développement de leurs activités, les solo-entrepreneurs. Oui, c’est quand t’es entrepreneur et que tu es solo.

Donc, on faisait à peu près la même chose mais, dans nos coins respectifs.

Là, dans un brusque rapprochement des intérêts, on se dit :

Et si on faisait ça ensemble.

SIMPLE. BASIQUE.

NinaMo était né.

Y avait tout.

Les gens et le prétexte pour démarrer NinaMo comme une mobylette norvégienne.

Sauf que voilà …la mononucléose.

2. La mononucléose de l’entrepreneuriat.

À 14 ans, j’étais amoureux.

Et comme n’importe quel garçon, à cette période, on aimait embrasser notre amoureuse. Oui, c’est mignon dit comme ça, mais attends la suite.

Puis, un jour, je tombais malade : fatigue, maux de gorge et de tête, pas d’appétit … bref, je n’avais pas le SIDA mais, dans ma tête, j’étais en train de décéder.

En vrai, j’avais chopé la mononucléose. Oui, cette foutue « maladie du baiser », fléau des récréations.

J’ai maudit ce jour-là.

En vrai, j’ai surtout maudit Séverine. Je l’ai même maudite sur plusieurs générations.

Oui, mais là, toi, le cookie à la bouche, tu dois te poser une question : mais pourquoi il me parle de mononucléose celui-la ?

Atta, ça arrive.

Comme je t’ai dit, c’est la « maladie du baiser ». Il se trouve que, si tu te mets à vouloir embrasser tout le monde, tu finis nécessairement par la choper. C’est mathématique.

À vouloir embrasser tout le monde, tu finis avec une mononucléose.

Et, quand t’es adolescent, c’est même une compétition de celui qui embrassait le plus de monde.

Un entrepreneur, c’est pareil.

Néanmoins lui, ce qu’il cherche à embrasser, c’est les marchés. Or, des marchés, il y en a trop pour un seul Homme. Beaucoup trop.

Il est matériellement et physiquement impossible d’adresser tous les marchés et donc, tu dois prendre des niches.

Je veux dire, la littérature entrepreneuriale te répète, te martèle, t’assomme de : concentre-toi sur un marché. Juste un au début.

En fait, elle dit mieux que ça : TROUVE TA NICHE.

Une niche, c’est un segment de marché suffisamment petit en termes de clients pour ne pas avoir de concurrence, mais suffisamment grand en termes de revenu pour être rentable.

D’ailleurs, avec Nina, nous avions notre niche : les solo-entrepreneurs qui monnaient leur temps.

Pourtant, même alertés, nous sommes tombés comme des pigeons dans la trappe mononucléique.

En effet, quand tu choisis les solo-entrepreneurs, tu te dis que ce sont une niche de l’entrepreneuriat.

Mieux, nous avions même choisi une sous-niche : ceux qui monnaient leur temps comme les consultants, les coachs, les recruteurs … En opposition à ceux qui créent des business en ligne automatique.

Bon, là, on pense être bien… du moins en théorie car, en pratique, la théorie vient te frapper les doigts avec un marteau.

On s’est vite retrouvé avec des gens venant de la com’, du coaching sportif, de la formation… et, même une actrice !

Bref.

C’était l’entrée du souk de Ouarzazate.

Tu comprends donc mieux l’expression :


« À vouloir embrasser tout le monde, tu finis avec la mononucléose. »

C’était le cas : entre crise de fatigue et maux de tête, rien ne nous était épargné.

Après, normal ! on tente l’impossible : regarder à gauche et à droite en même temps.

Entre un coach sportif qui veut développer une activité B2B, une formatrice pour apprendre à vendre, voire monter une opération de prospection d’agents artistiques …

Ça partait clairement en live.

Mais, je te rassure : on s’en est sorti.

Je ne serai pas là pour te l’écrire sinon ^^

Toutefois, je dois insister sur une chose : c’était nécessaire ! Tout cette partie mononucléique était nécessaire. Elle fait partie de notre apprentissage. Nous ne la renions pas. Nous l’acceptons comme telle.

Maintenant, comment on s’en est sorti ?

3. Exploration puis exploitation

Tu vois, quand tu te lances dans l’entrepreneuriat, tu alternes deux phases : la première l’exploration puis, l’exploitation.

L’exploration de manières de faire, de tactiques, de niches …puis, quand tu en as trouvé une : tu exploites. Aussi simple que ça.

Du coup, après avoir fait, avec Nina, le constat amère que nous ne n’étions pas des génies. Oui, vu comme on n’arrivait piètrement à servir parfaitement notre marché des solo-entrepreneurs qui monnaient leur temps.

Il fallait prendre une décision.

Une décision contre-intuitive pour la plupart des entrepreneurs : il fallait réduire encore le marché que nous adressions et, non l’élargir.

En effet, la plupart des gens ont peur de dire « non » à un client quelqu’il soit. Y a de multiples raisons, plus ou moins légitimes, surtout quand tu débutes : la peur de ne pas trouver son client idéal, l’angoisse de ne générer aucun chiffre d’affaires …

Alors, il y a une tendance naturelle à élargir son marché. Néanmoins, si tu vises tout le monde, tu ne touches personne.

C’était notre constat à NinaMo.

Nous n’arrivions pas à adresser, de manière optimale, le marché des solo-entrepreneurs qui monnaient leur temps. Il nous fallait donc réduire encore notre marché afin d’y être laser-focus.

Tu peux le prendre d’ailleurs comme un principe pour toi :

Si tu n’arrives pas à adresser ton marché de manière optimale, réduis-le au point de pouvoir y être laser-focus.

Maintenant, ça donne quoi ?

Des poupées russes, en réalité.

Dans le marché de l’entrepreneuriat, nous avions pris la niche des solo-entrepreneurs. Puis, dans cette niche, nous sommes allés explorer la sous-niche des solo-entrepreneurs qui monnaient leur temps. Là, ce n’était pas suffisant. Nous devions encore creuser et …LUMIÈRE.

Nous avions notre marché.

Accroche-toi !

Nous allons servir le marché des recruteurs indépendants. Solo-recruteurs comme on les appelle chez nous.

Après, le choix d’aider les solo-recruteurs à ne jamais renoncer à leur indépendance, a été aussi dicté par l’aubaine.

En effet, Nina et moi-même, nous sommes assez identifiés dans l’éco-système du recrutement. Ce qui rend notre visibilité d’autant meilleure. Par exemple, lors de notre premier LIVE avec 13 indépendants, la moitié était des recruteurs.

C’était l’évidence. C’était sous nos yeux.

Mais bon, tu le sais, tu es aussi bien capable de comprendre des concepts incroyablement complexes que parfois, incapable de reconnaître l’évidence.

Dès lors, nous voici. Voilà NinaMo.

Nous aidons les solo-recruteurs à ne pas renoncer à leur indépendance 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *