Comment se lancer (facilement) en solorecruteur.se ?

Temps de lecture : 5 minutes

Passer indépendant, c’est facile.

Et, je suis sérieux.

Un jour, t’es en CDI et, le jour d’après t’es indépendant.

Il s’est passé quoi entre les deux :

Une décision.

Et, généralement, à moins d’être inconscient-e, fada ou mérovingien-ne, cette décision, tu ne l’as pas prise à la légère. Avant, tu t’aies trouvé quelques pistes voire des opportunités pour mûrir ta décision.

Personne ne se jette dans le vide sans un ou deux parachutes.

Pourtant, le mythe demeure : se lancer est difficile. Donc, beaucoup, encore, angoissent à l’idée d’appuyer sur le bouton de l’indépendance.

T’en fais partie ? 🙂

Je comprends. Je te comprends car, moi aussi j’ai été de l’autre coté de la frontière. Moi aussi, je connais cette baudruche dans ta tête qui t’empêche de voir les choses, sereinement.

Laisse-moi 3 astuces pour te montrer à quel point c’est facile de se lancer.

3 astuces. Ni plus, ni moins.

Ça te dit ? 🙂

1. Commence petit.

Aujourd’hui, la plupart de celles et ceux qui se lancent en indépendant ont commencé par un « side project ». Sans l’anglicisme, on parle de projets à coté.

Par exemple, toi, t’es tranquille dans ton taff et puis, une personne de ton réseau te sollicite pour faire une mission de recrutement. Mais, cette dernière n’a rien à voir avec ton entreprise pour laquelle t’es en CDI.

Alors, tu commences ainsi, de petites missions par-ci, par-là et puis, déclic, tu bascules pour en faire ton taff à part entière.

C’est ce qui s’est passé pour Emy, une amie.

Recruteuse dans une SSII, une ancienne camarade de classe la sollicite en privé pour recruter un commercial.

Elle saisit l’occasion, sur ce recrutement, de passer en indépendant. Pas entièrement, c’est vrai ! juste pour se tester au début. Puis, quelques mois plus tard, quand elle fait la transition, tout est nickel.

C’est aussi la voie que semble suivre IntoTheWild ^^

Maintenant, y a quelques point de vigilance à avoir comme surveiller ta clause de non-concurrence ou bien, celle d’exclusivité. Elles peuvent limiter tes activités.

Ceci dit, elles constituent davantage une contrainte psychologique que légale et pratique. En effet, la plupart d’entre elles sont tellement mal rédigées qu’elles ne tiendraient jamais devant les prud’hommes.

Sinon, il ne faut pas oublié qu’un contrat se négocie et donc, un contrat n’est jamais définitif. Tu peux négocier à ce qu’on t’enlève l’une de ces clauses comme l’a fait par exemple David 🙂

2. Prends le temps de l’ARE.

Pour les profanes, l’ARE, c’est ton Allocation de Retour à l’Emploi anciennement appelée Allocation Chômage.

Nous sommes dans un pays magique : il subventionne dans de grandes largesses l’entrepreneuriat. Ainsi, tu peux avoir jusqu’à deux ans pour trouver un modèle de revenu viable pour ton activité de solo-recruteurs.

C’est énorme !

D’ailleurs, une récente réforme te permet, si t’as accumulé plus de 5 ans dans la même société, de pouvoir démissionner et toucher ton chômage. À une condition : te lancer dans un projet entrepreneurial comme solo-recruteur par exemple.

Alors, deux ans, ça te laisse le temps de construire quelque chose de viables sinon …l’échec.

En effet, la grande majorité des entrepreneurs et indépendants arrêtent après deux ans.

Pourquoi ?

Justement, plus de chômage et, deux ans passés sans trouver un modèle de revenus viable.

Car, le soucis quand t’as deux ans de chômage, c’est de te laisser vivre sans la guillotine de l’entrepreneuriat qui a pour principe : tu manges ce que tu as dans le frigo. Alors, quand un revenu tombe, quoique tu fasses, tous les mois, tu as tendance à sous-estimer la guillotine.

Ainsi, un ami s’est laissé vivre sereinement son indépendance pendant 23 mois. Puis, le dernier mois, il s’aperçoit qu’il n’a rien de solide. Il multiplie donc les efforts, va parler aux gens là où auparavant prendre son téléphone pour prospecter l’angoisser mais … c’était fini. Il n’avait qu’un mois et … c’était trop tard.

À son grand dam, il dut reprendre un CDI.

Donc, si t’as deux ans pour te tester avec tes allocations chômage, ne les gaspille pas à attendre la fin venir. En temps normal, tu peux avoir ton premier client ou succès dans les 6 premiers mois. Quand t’es accompagné par NinaMo, ça te prendre 2-3 mois max. Minute pub réussie ^^

Ainsi, on accompagne Amélie qui s’est mise à son compte depuis 4 mois maintenant. Elle vit sur son chômage et, de l’autre coté, elle cumule les revenus de ses presta dans sa micro-entreprise. Ainsi, elle sera prête pour le jour où elle ne vivra exclusivement de son activité de solo-recruteuse.

3. L’offre d’emploi est un appel d’offre.

Beaucoup hésitent à se lancer en solorecrutement car, ils n’ont aucune idée d’où trouver des clients. En réalité, il existe des sites remplis de clients :

Les sites emploi.

En effet, ces derniers, en réalité, ne représente pas le marché de l’emploi mais, de manière plus large, le marché du travail. Du moins, une partie.

Ainsi, le marché du travail ne te montre pas où là il y a des emplois, mais plutôt là où il y a du travail. Et, du travail, tu peux en fournir peu importe la relation contractuelle.

C’est ce qui change : ce n’est plus un contrat de travail mais, un contrat commercial. Ce n’est plus une annonce d’emploi mais, un appel d’offres. Ce n’est plus un bulletin de salaire mais, une facture …etc

Donc, contrairement à la légende, tu n’as pas besoin d’une étude de marché. Tu n’as qu’à regarder les offres d’emploi sur Indeed, Apec ou Pôle Emploi pour trouver des pistes à prospecter en tant qu’indépendant. Tu peux ainsi te positionner sur des CDI voire des CDD.

Derrière chaque offre, il existe un appel d’offre pour un solo-recruteur.

D’ailleurs, c’est ainsi que prospectent beaucoup de recruteurs en cabinet.

À titre personnel, j’ai débuté le recrutement ainsi en 2013. Je faisais de petites missions de mises en relation d’ESN avec des dev. Pour ça, je me servais des annonces qu’elles diffusaient. J’ai ainsi positionné Kamel sur l’une d’entre elles.


Bon là … conclusion.

Sérieux, c’est facile de se lancer en tant que solo-recruteur 😀

C’est facile quand tu connais ces 3 astuces :

  • Tu commences petit avec ton réseau et en side-project
  • Tu testes ton activité le temps d’un chômage qui peut aller jusqu’à deux ans.
  • Tu trouves des clients facilement avec les offres d’emploi.

Voilà.

Et maintenant, si tu préfères voir ces histoire en LIVE, je te laisse là-dessous le ÇA PART EN LIVE de vendredi dernier où avec notre invitée Amélie Collinet. On y parle justement de Comment se lancer (facilement) en solo-recruteur 😀

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