Autoentrepreneur, SASU, EURL … pourquoi le statut, on s’en fout ?

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Le sens des responsabilités des gens, au mieux m’étonne, au pire me sidère.

Par exemple, certains sont terrifiés à l’idée de se lancer en indépendant, ça peut se comprendre. Seulement, ces mêmes personnes n’ont aucune peur, crainte ou angoisse à l’idée d’avoir un enfant.

On parle d’un être humain tout de même, là.

Si tu foires ta boîte, tu t’en remettras. Mais, un enfant, un enfant c’est hautement plus important, pas vrai ?

Mais soit, ce n’est pas la première incompréhension qui me lie à mes semblables.

Y a aussi celles et ceux qui tiennent mordicus à avoir le statut parfait en tant que solorecruteur.se.

Et des statuts, y en a autant que de crayons de couleur.

T’as la SASU, l’EURL, l’EIRL, la micro-entreprise, le portage salarial …bref, c’est la jungle ce truc. Je ne peux qu’être d’accord.

Seulement, voilà, devenir solo-recruteur n’a strictement rien à voir avec ton statut juridique.

Je vais le répéter en majuscules pour que ça imprime mieux.

DEVENIR SOLORECRUTEUR.SE N’A STRICTEMENT RIEN À VOIR AVEC TON STATUT.

Pourquoi ?

Tu n’as pas besoin de statut juridique pour avoir ton premier client.

Alors, je sais, on te dit souvent le contraire. On agite devant toi la poupée vaudou de l’illégalité et tout ça. Y a même des gens qui en ont fait leur créneau, alors je te le dis droit dans les yeux :

Ils te vendent la peur.

Chacun son business après tout.

Ils te font imaginer le pire mais, le pire est une illusion. À titre personnel, j’ai l’expérience du réel.

Par exemple, quand je me suis mis en freelance la première fois, je me suis refusé toute démarche administrative tant que je n’avais pas mon premier client. Je m’étais strictement interdit d’aller ouvrir mon ordinateur pour remplir des documents administratif si, je n’étais pas même sûr de pouvoir gagner un client.

Une seule raison à cela :

Ce que je propose peut n’intéresser personne. Cela m’aurait bien fait chier de bosser deux jours pour mes statuts pour, au final, rien.

Mais, … un client vint. La chance.

Je conclus mon premier deal à 2500e ou 3000e.

Je ne sais plus.

Et c’est seulement après avoir obtenu un accord que je me suis lancé dans les démarches.

Oui, je sais ce que tu vas me dire :

T’as besoin d’un SIRET pour facturer.

C’est vrai, mais il n’est pas indispensable dans les premiers jours. Tu peux mettre « En cours d’immatriculation » sur ta première facture. Chose que t’aurait faite par défaut car, généralement, il te faut deux semaines pour l’obtenir. Et, comme l’État n’est pas là pour détruire tout esprit d’entreprise, il te permet de balancer ta facture sans avoir de SIRET ou être immatriculé.e. L’impératif, c’est juste de régulariser ta situation a priori.

Tu le savais ça ?

Attends, j’ai (encore) mieux.

Maintenant, que t’as ton premier contrat, tu peux payer quelqu’un d’autre pour s’occuper de tout ton administratif au lancement. Ça m’a couté 500 euros auprès d’une juriste MAIS, j’avais l’assurance que c’était fait pas une professionnelle et, en bonus, elle s’est occupée de me trouver un comptable fiable. Bref, j’ai le gâteau avec la cerise et le cerisier.

J’ai alors ici gagné deux choses : du temps et de la sérénité.

Du temps, car j’ai pu me consacrer entièrement à ma mission : générer de la notoriété pour une plateforme de microservices entre particuliers si je me souviens bien. Et de la sérénité, car je savais que cela allait être fait de manière professionnelle et solide auprès de quelqu’un dont c’est le métier.

D’ailleurs, elle était tellement spécialisée dans le sujet qu’elle me permit de bénéficier de tous les dispositifs pour les indépendants comme l’ACCRE par exemple. Oui, c’est un système qui te permet de payer 6% de charges à tes débuts en tant que solorecruteurs. Chose que j’ignorais à la base.

Oui, j’ai bien eu le gâteau avec la cerise et le cerisier, je te dis 😀

Donc, au final, qu’est ce qu’il faut retenir ici.

Deux choses.

D’abord, ta boîte commence à exister à ton premier client. Pas à ton premier statut juridique. Ensuite, quand t’as des clients, le juridique, c’est juste une petite facture à payer.

Voici pourquoi, en plus détaillé.

  1. Tu lances ta boîte quand tu trouves ton premier client. Pas quand tu trouves ton statut.

En réalité, ta boîte existe par essence dès qu’elle a son premier client et non, dès que t’as un statut.

Une indépendant avec un statut et sans client, c’est juste un fantôme bien habillé.

D’ailleurs, c’est la leçon apprise par une amie proche. Elle choisit de passer en indépendant en sus de son CDI. Elle a prit deux semaines à hésiter sur son statut au lieu de trouver son premier client. Au final, elle l’attend toujours et son statut est plus décoratif qu’utile.

  1. Quand t’as un client, ton statut devient juste une petite facture à payer.

Par exemple, imagine que tu décroches ton premier contrat pour du sourcing ou bien, sur un placement au succès.

Tu vas prendre d’un coup 5 à 7000 euros.

Franchement, si le statut te préoccupe vraiment, alors autant le confier à un.e professionnel.le. Ça te coutera 500 euros et, il te donnera une prestation de qualité et toi, tu pourras devenir paisible.

C’est comme s’opérer de l’appendicite.

En principe, tu pourrais le faire toi-même. Suffit de te documenter et de lire tout ce qu’il y a à savoir sur le sujet avant de passer à l’action. Sinon, tu confies cette opération à un chirurgien qui passe ses journées sur ça.

Et voilà !

T’as retenu le principe ?

Le commercial prime sur le légal.

Balancer comme ça, on dirait que je te dis d’aller dans l’illégalité.

Or, ce n’est pas mon propos. Je dis que si tu dois arbitrer entre une heure à faire du légal et une heure à faire du commercial, alors le commercial devrait être ta priorité. Le légal n’est pas moins important, mais il est ostensiblement moins prioritaire car, tu peux le déléguer sans appréhension.

D’ailleurs, ce qui va te permettre de le déléguer, c’est le commercial. Autrement dit, c’est le fait d’avoir des clients qui va te permettre de payer le temps de quelqu’un pour se consacrer à la partie légale et juridique de ta boîte.

Donc, en réalité, si tu te lances en indépendant, voici les deux étapes à suivre IMPÉRATIVEMENT et ce, dans cet ordre :

  1. Trouve ton premier client
  2. Crée ta structure

Tu sauras ainsi, très vite, si ton modèle trouve son marché. Pour ça, t’as juste besoin d’un premier client. C’est celui-ci qui passe ton activité de projet à réalité. Avant, c’est juste des mots, après, c’est des actes authentiques.

Maintenant, quand tu auras ton premier client, si tu cherches toujours quelqu’un pour faire à la bien tes statuts, je connais la juriste parfaite pour toi. Elle m’accompagne dans mes activités depuis 2014.

Tu veux son contact ? Demande-moi 🙂

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